Musiques de Mongolie

Boghino Duu et Urtiin Duu

Boghino Duu & Urtiin duu

On distingue deux formes principales de chants solo, chacune d’elles s’appuyant le plus souvent sur l’usage de la gamme pentatonique sans demi-ton, aussi employée en Chine:

  • Boghino Duu: chant court, sans vocalises développées, d’un rythme rapide et carré, généralement interprété lors de l’exécution d’une tâche quotidienne
  • Urtiin duu: chant long et construit en strophes, comprenant des passages fréquents de la voix de gorge et de la voix de tête.

Le chant long représente la forme la plus riche et la plus originale de la musique mongole. Sa pratique remonterait à plus de 2000 ans. Il est souvent associé aux principaux événements de vie: naissance d’un enfant, marquage au fer d’un poulain mais n’accompagne pas les travaux. L’Urtiin Duu chante volontiers la beauté de la steppe, des montagnes ou des rivières.

L’Urtiin Duu peut prendre le nom de magtaal (louange, éloge ou élégie, proche de l’épopée), lorsqu’il est chanté en l’honneur du cheval, de l’arc ou des flèches, des grands hommes de la Mongolie ou des lieux saints. Il utilise abondamment l’ornementation et les grandes vocalises permettant l’exploitation de tous les modes vocaux diphoniques.

On y retrouve fréquemment des sons imitant le cri des animaux, des oiseaux ou évoquant des sons de la nature: le vent et l’eau par exemple. Cette tradition vocale s’exerce souvent en plein air ou dans les yourtes, à l’acoustique sèche, devant un public peu nombreux, souvent familial.

Chant long femme: Gombodorj Byambajargal/Гомбодорж Бямбажаргал

Chant long homme: Chultem Byambahorol/Чүлтэм Бямбахорол/

A propos de … Clément Privolt

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