Il est venu le temps… des restitutions

 

On dit souvent que « toute bonne chose à une fin« . Oui, car tout projet, aussi fédérateur et passionnant qu’il soit, se termine effectivement un jour.

Mais rassurez vous, ce n’est que pour recommencer l’année d’après.
Dès septembre 2017, le projet pédagogique reprendra de tout feu, tout flamme.

En attendant, les choses n’en sont pas encore aux « au revoir« .
Voici donc venu la période des restitutions.

 

Levé de rideau, roulements de tambours s’il vous plait.
Ouvrez grand les yeux, laissez encore vos oreilles patienter un peu, en attendant un projet de cartographie sonore interactif à retrouver en ligne, en images, en long & en travers.

 

Collège Raoul Dufy
Compositeur : Julien Lagier.

Une belle salle de concert (un grand merci à la salle des Rancy) et près de 100 élèves venus assistés à la première des restitutions. Celle du collège Raoul Dufy et de la classe de 5è4, avec la pièce Intercil A Domiview. 

Sensibilisation à l’écoute
Phénomène physique

Démarche artistique

Energie

Prise de conscience de son environnement

Une pièce électroacoustique très bien reçu par le jeune public très curieux après l’écoute. La curiosité qui a également envahie les parents et le personnel encadrant du collège venu un peu plus tard assistés à leur tour à une « première expérience du genre« . Une audience à la fois surprise et très affectée par une pièce répétitive, en rupture et musicale des plus réussies.

 

 

Ecoles de Saint Quentin Fallavier
Espace Georges Sand

 

Bernard Fort, entrain de jouer l’une des pièces réalisées par les élèves.

 

Des dessins d’élèves étaient exposés à l’entrée de la salle.

 

 

 

 

La mer, la piscine, le loup, un ballon de foot & mon village

Tout au long de cette année, et jusqu’à la restitution effectuée à l’espace Georges Sand le 16 mai dernier, nos compositeurs Bernard Fort & Carole De Haut Darwiche ont travaillé main dans la main avec plusieurs enseignants de Saint Quentin Fallavier. L’école Les Moines, Les Tilleuls et Les Marronniers furent les 3 établissements participant au projet pédagogique du GMVL.

 

A l’heure des rendus et des au revoir,
petit condensé de cette belle année passée en Isère.

 

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Des tambours dans les douches
Ecoles Les tilleuls
Carole De Haut – Darwiche

 » Les enfants ont fabriqué leurs corps sonores avec Raphaëlle, musicienne intervenante, ils ont improvisé et était enregistré par leur professeur, Luthien, sur le chemin de la piscine et dans la piscine.

Lors de ma première venue à l’école, nous avons enregistré des paysages sonores à partir du jeu avec les corps sonores fabriqués. (J’’ai inséré un passage de course rapide devant le micro dans la pièce musicale).

Les enfants sont venus dans les studios du GMVL durant la semaine du son, pour enregistrer les jeux vocaux, les improvisations sonores à partir des bonbonnes d’eau, des bouteilles, des percussions corporelles travaillées avec Raphaëlle et leurs voix que l’on entend bien dans la composition finale.


J’ai ensuite procédé au desrushage dans un des studios du GMVL et commencer à créer des bounces que j’ai fait écouter aux élèves.

Durant les séances suivantes j’ai pris les enfants par groupe de 9 et ils ont cherché avec le logiciel Audacity des effets sonores à mettre sur un même son de départ.

 Il y a eu de belles surprises que j’ai gardées.

Dans la composition finale intitulée « des tambours dans les douches » j’ai essayé de répondre à la demande des enfants en insérant les voix, les corps sonores sans les transformer  ou en jouant avec des effets sonores crées par certains jeunes et par moi-même.

 Un « allée retour » entre la manipulation des corps sonores, des objets sonores et l’écoute individuelle et collective a été effectué. Le travail du professeur des écoles, de la musicienne intervenante et de la compositrice amène les enfants à entrer dans une sensibilisation à l’écoute des paysages sonores. »

 

La magie de la mer
Ecoles Les marronniers
Compositeur : Bernard Fort

Les enfants ont fait tout un travail d’exploration de corps sonores puis se sont lancés dans la création musicale et l’enregistrement par petits groupes d’un paysage sonore ou d’un portrait : le choix des différents groupes s’est porté sur le paysage sonore sur le thème de la mer.

Un travail de poésies, de chansons en classes et de prises de sons au studio du GMVL sur le thème de la mer (voix et bruitages avec corps sonore autour de la mer). Une écoute et une analyse des différents sons enregistrés  (en studio et les créations de groupes). Puis un travail de montage /de modification des sons sur ordinateur (avec un logiciel) avec Bernard Fort.

Des dessins ont été effectués par les enfants sur ce thème.

Portrait de notre village
Ecoles Les marronniers
Compositeur : Bernard Fort

Dans cette deuxième classe de l’école des Marronniers, nous avons listé et noté les lieux de vie à Saint Quentin Fallavier, afin de connaître l’environnement sonore, le paysage sonore de la ville. Une fois les repérages effectués, nous avons enregistrés avec le zoom différents lieux de Saint Quentin (école, village, parcours santé, étang,…) au mois de Novembre et au mois de Mars.

 La maîtresse a pris des photos.

Nous avons ensuite écouté puis analysé les enregistrements, avec de nombreuses notions musicales abordées : les nuances, les répétitions, les hauteurs,… Certains enregistrements ont été modifiés par Bernard avec le logiciel sur l’ordinateur.

Une sélection avec les enfants de sons enregistrés dans les différents lieux de vie à Saint Quentin ont ensuite donné un peu de travail de montage à Bernard.

La peur du loup
Ecole Les Marronniers
Compositeur : Bernard Fort

Projet autour du livre Avant la peur du loup
de  Véronique Herbaut (collection Théâtre à jouer).

Mi-Janvier, des prises de sons au studio du GMVL : Les enfants ont démarré par un travail d’exploration de corps sonores puis de créations musicales et enregistrements par petits groupes, avec pour consigne d’inventer soit une musique figurative, soit une musique abstraite. Ils ont ensuite fait des prises de son au studio du GMVL : voix (texte et bruitages) , et bruitages avec corps sonores en lien avec cette histoire. Ils ont ensuite fait une sélection de sons enregistrés avec le zoom à Saint Quentin en Novembre et en Mars afin de les intégrer à l’histoire.

 A l’étape du montage, une sélection d’enregistrements effectués tout au long de l’année intégrés à l’histoire ont été choisis.

 

 

Enfin, des dessins ont été effectués par les enfants des 2 classes suite au Concert Le grand orchestre de la nature : chacun devait dessiner l’un des paysages sonores de son choix écoutés à George Sand.

 

Prise de son au parc de la Tête d’Or

Jeudi 6 avril,
la classe du lycée professionnel de Saint Priest avait rendez-vous au parc de la Tête d’Or.
Objectif de l’après-midi? Séance de prise de son pour agrémenter les futures compositions des élèves.

 

Une véritable découverte car nombreux sont ceux qui n’avaient jamais eu l’occasion d’y mettre les pieds.

 

L’opportunité donc de redécouvrir l’espace vert lyonnais sous un angle sonore.
Dans le Zoo, aux abords des jardins botaniques et le long des voix ferroviaires, les prises de son ont été diverses et variées et nous avons même eu le droit à quelques interviews auprès de personnes de passage.

Encore curieux ?
Ecoutez donc quelques extraits !

 

 

Trans/Eurasie

Le 30 mars dernier, plusieurs classes assistaient à la représentation du spectacle Trans/Eurasie au Musée des Confluences de Lyon.

 

Trans/Eurasie, c’est quoi ?

Trans/Eurasie tente une fusion musicale entre tradition et écriture contemporaine. Cette création destinée au jeune public met en oeuvre l’écriture instrumentale et utilise les ressources électroacoustiques à la fois pour la composition, la présentation de paysages sonores, la spatialisation du son, mais aussi pour le traitement des instruments en direct.

L’ensemble se présente comme un véritable concert associé à une création vidéo et projetée sur grand écran tout au long du spectacle. Trans/Eurasie est un véritable projet de formation de l’écoute passant par une complémentarité entre écoute et regard. Donner les clefs de lecture permettant d’entrer dans les musiques contemporaines et plus spécialement électroacoustiques est l’une des principales motivations de cette composition. Par le biais du son et de la musique, c’est aussi la découverte du monde, de ses paysages sonores, le goût du voyage développé par le rêve éveillé.

Michael Varlet – Artiste vidéast
Bayarbaatar Davaasuren

 

A la fin de la représentation, les élèves ont pu poser leurs questions et découvrir l’histoire des instruments traditionnels de Mongolie, comme celui du Morin-khuur ou du Yatga.

 

Le Morin-Khuur par exemple est un instrument historiquement fait à part de cheval (bien qu’aujourd’hui, il ne le soit plus). A la mort de son destrier, un artisan mongole décide de rendre hommage à sa monture. Il tisse alors des cordes à l’aide de la crinière de son cheval, utilise les os pour former l’archer et l’armature de l’instrument. Autant d’anecdotes dont Bernard Fort a raconté dans les moindres détails et avec passion. Passion vivement partagée dans la salle.

Un Yatga, instrument traditionnel mongole

Le Grand Orchestre de la Nature

Le vendredi 7 avril, à la Villa Gillet, se tenait le concert annuel du Grand Orchestre de la Nature.
Un concert, une rencontre, dans le noir à la découverte des 1000 images sonores.

Début de concert

57 élèves du collège Raoul Dufy & 26 élèves de l’Ecole élémentaire La Fontaine ont assisté à cette représentation. L’audience était captivée, intéressée.

Du simple prélèvement des sons de la nature nous passons à la création sonore, comment nous passons du simple reportage à une démarche artistique ?

Depuis quelques années, la pratique de la prise de son naturaliste (field recording) s’est considérablement développée, ouvrant aux musiques contemporaines un champs sonore jusque là inconnu, liée à un nouveau regard sur le monde qui nous entoure.

Bernard Fort répond aux (nombreuses) questions, après le concert

Un peu partout, sur les 5 continents, des “acharnés du son”explorent la forêt, la glace, les fonds sous-marins, l’intérieur des troncs, le monde animal ou végétal, prenant souvent de grands risques, à la recherche de l’inaudible, de l’inouï, du son présent sur toute la planète dans les endroits les plus inattendus.

Micro-canons, paraboles, microcontacts ou hydrophones permettent chaque jour une exploration plus lointaine, plus précise, chargée de surprises et de découvertes à peine croyables : La nature aurait-elle tout inventé ?

De la prise de sons naturaliste à la composition musicale, « Le Grand Orchestre de la Nature » se présente comme un véritable concert mis en espace par un véritable orchestre de haut-parleurs.

Collège Raoul Dufy

Vous ne le savez peut être pas, mais depuis novembre 2016, le collège Raoul Dufy travaille en étroite collaboration avec la salle des Rancy (3è arrondissement) FOCUS !

 

 

Le projet fédérateur y a effectivement établit domicile et le projet se déroule dans la complicité la plus totale avec l’administration sur place.

 

A la disposition des élèves, professeurs et compositeurs : salle informatique, corps et jouets sonores, salle pédagogique, locaux et personnels plus qu’aimable.

Sans oublier la restitution qui se tiendra dans la salle de spectacle fin mai.

 


Des objets utilisés lors de la 1ère séance

 

 

Q U E L Q U E S     E X T R A I T S

 

E C O U T E R     T O U T E     L A     P L A Y L I S T

 

 

Après une séance de prise de son, et la venue des élèves au GMVL lors de la semaine du son début février, les travaux s’orientent à présent vers la composition sur ordinateur.

Alors que la moitié de la classe « monte » sur les machines en salle informatique l’autre moitié en profite pour encore ajouter au répertoire quelques prises de sons supplémentaires, notamment en extérieur mais aussi de la prise de voix en situation d’interviews.

 

La semaine du son

Retour en image sur l’un des événements marquant du projet fédérateur.

 

Fin janvier – début février, à l’occasion de l’événement national « La semaine du son » , le GMVL ouvre ses studios.

 

Une semaine banalisée et l’occasion de se familiariser avec le matériel d’enregistrement studio, des comprendre les enjeux d’une prise de son. Et forcément, d’enregistrer des paroles, des textes dans une pièce insonorisée.

 

1h30 pour donner de la voix.

Et 1h30 pour comprendre comment l’on travaille le son pour lui même (composition sonore), pour le cinéma d’animation ou encore lié aux jeux vidéos.

 

 

15 classes. 15 séances de composition.
Et donc 15 images.
(en attendant quelques extraits sonores)

 

Ecole Les Tilleuls – (CAPI)

 

Mardi 28 mars

Après les prises de son (voir plus bas) et les improvisations live, l’école Les Tilleuls est rentrée dans une phase de composition.

L’objectif? Mettre en forme et agencer les différentes pistes et corps sonores.
Chaque élève propose lors de son passage devant le poste de montage (l’ordinateur) des transformations : filtres,  »reverse », écho, répétition..

Un « allée retour » entre la manipulation des corps sonores, des objets sonores et l’écoute individuelle et collective. La collaboration fructueuse du professeur des écoles, de la musicienne intervenante et de la compositrice amène les enfants à entrer dans une sensibilisation à l’écoute des paysages sonores.

Dans le même temps, à l’étage, chacun est interviewé..

Comment le projet a été reçu?
Quel son est leur préféré, celui qu’ils n’ont pas aimé?
Il faudra attendre le 16 mai pour le découvrir,
lors de la restitution de fin d’année programmée à l’espace Georges Sand.

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L’école « Les Tilleuls » à Saint Quentin Fallavier a reçu hier la visite de la compositrice Carole De Haut-Darwiche à l’occasion du lancement du projet fédérateur dans l’établissement.

 

A 13h35, alors que les élèves rentrent munis de leur  »corps sonores »,
2 enregistreurs tournent déjà.
Pendant 10 minutes, une partition musicale s’improvise alors,
orchestrée par Raphaëlle Villard (musicienne intervenante).

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Dans le même temps,
Carole De Haut-Darwiche improvise et entrelace des nappes sonores.

Une fois que les corps sonores finissent de résonner,
un silence attentif s’installe.

La compositrice entame alors la séance de façon théâtrale et spontanée.

Les élèves, surpris et amusés,
se prêtent au jeu et viennent chacun leur tour chantonner,
crier et murmurer à différentes distances du micro.

Durant le reste de la séance, on manipule des sons sur un logiciel de montage audio (Audacity), on improvise devant les micros.

Un peu plus loin, dans une autre salle, on réfléchit un peu plus au calme au enjeux du projet.
Pour la première fois, tout prend forme.

A 15h, la deuxième classe entre en action.
Les corps sonores ont changés.

 

On fabrique à l’aide de pots de yaourts vides .
Des cailloux grattant le carrelage rappellent des grenouilles.

Nous sommes (presque) sur le chemin de la piscine.

Collège Le Bassenon

Le collège Le Bassenon (Condrieu) travaille pour la première fois avec le GMVL.
Deux classes participent au projet. Un travail à base de Haiku (poème japoonnais).

Première séance en classe le 30 novembre

 

Au programme

Presentation
Initiation à la prise de son

Pour les élèves de 5ème F
Réalisation de prise de sons le long du ruisseau longeant le Collège (avec des enregistrements à partir de différents objets sonores – bouteilles en plastique, bois, casserole, cailloux, ..)
Les élèves réfléchissent à un projet centré autour de poèmesHaïkus, des poèmes courts japonais.

 

Pour les élèves de 4èmeD
Ecoute en classe & et prise de son à partir d’objets personnels apportés pour l’occasion.
La classe réfléchit à un projet mêlant le son à un univers fantastique.

 

condrieu-1retouchok

(Lors de la séance dispensée en classe le 30 novembre)

Lycée Fernand Forest

Jeudi 10 Novembre

Première séance dispensée par l’artiste-intervenant Anthony Clerc.
Au programme, présentation théorique du phénomène sonore, introduction aux aboutissant du projet fédérateur & première prise de son.

 

EN SAVOIR PLUS SUR LES BASES DE L’ACOUSTIQUE SONORE

Les élèves étaient en effet amenés à répéter chacun plusieurs fois leur prénom,
à des distances variables (très proche, à 1 mètre, depuis le couloir..),
En hurlant, ou en chuchotant.

Cette classe qui participe au projet depuis de nombreuses éditions a l’habitude de produire des beats, des textes & des musiques rap.