Trans/Eurasie

Le 30 mars dernier, plusieurs classes assistaient à la représentation du spectacle Trans/Eurasie au Musée des Confluences de Lyon.

 

Trans/Eurasie, c’est quoi ?

Trans/Eurasie tente une fusion musicale entre tradition et écriture contemporaine. Cette création destinée au jeune public met en oeuvre l’écriture instrumentale et utilise les ressources électroacoustiques à la fois pour la composition, la présentation de paysages sonores, la spatialisation du son, mais aussi pour le traitement des instruments en direct.

L’ensemble se présente comme un véritable concert associé à une création vidéo et projetée sur grand écran tout au long du spectacle. Trans/Eurasie est un véritable projet de formation de l’écoute passant par une complémentarité entre écoute et regard. Donner les clefs de lecture permettant d’entrer dans les musiques contemporaines et plus spécialement électroacoustiques est l’une des principales motivations de cette composition. Par le biais du son et de la musique, c’est aussi la découverte du monde, de ses paysages sonores, le goût du voyage développé par le rêve éveillé.

Michael Varlet – Artiste vidéast
Bayarbaatar Davaasuren

 

A la fin de la représentation, les élèves ont pu poser leurs questions et découvrir l’histoire des instruments traditionnels de Mongolie, comme celui du Morin-khuur ou du Yatga.

 

Le Morin-Khuur par exemple est un instrument historiquement fait à part de cheval (bien qu’aujourd’hui, il ne le soit plus). A la mort de son destrier, un artisan mongole décide de rendre hommage à sa monture. Il tisse alors des cordes à l’aide de la crinière de son cheval, utilise les os pour former l’archer et l’armature de l’instrument. Autant d’anecdotes dont Bernard Fort a raconté dans les moindres détails et avec passion. Passion vivement partagée dans la salle.

Un Yatga, instrument traditionnel mongole

Le Grand Orchestre de la Nature

Le vendredi 7 avril, à la Villa Gillet, se tenait le concert annuel du Grand Orchestre de la Nature.
Un concert, une rencontre, dans le noir à la découverte des 1000 images sonores.

Début de concert

57 élèves du collège Raoul Dufy & 26 élèves de l’Ecole élémentaire La Fontaine ont assisté à cette représentation. L’audience était captivée, intéressée.

Du simple prélèvement des sons de la nature nous passons à la création sonore, comment nous passons du simple reportage à une démarche artistique ?

Depuis quelques années, la pratique de la prise de son naturaliste (field recording) s’est considérablement développée, ouvrant aux musiques contemporaines un champs sonore jusque là inconnu, liée à un nouveau regard sur le monde qui nous entoure.

Bernard Fort répond aux (nombreuses) questions, après le concert

Un peu partout, sur les 5 continents, des “acharnés du son”explorent la forêt, la glace, les fonds sous-marins, l’intérieur des troncs, le monde animal ou végétal, prenant souvent de grands risques, à la recherche de l’inaudible, de l’inouï, du son présent sur toute la planète dans les endroits les plus inattendus.

Micro-canons, paraboles, microcontacts ou hydrophones permettent chaque jour une exploration plus lointaine, plus précise, chargée de surprises et de découvertes à peine croyables : La nature aurait-elle tout inventé ?

De la prise de sons naturaliste à la composition musicale, « Le Grand Orchestre de la Nature » se présente comme un véritable concert mis en espace par un véritable orchestre de haut-parleurs.

La semaine du son

Retour en image sur l’un des événements marquant du projet fédérateur.

 

Fin janvier – début février, à l’occasion de l’événement national « La semaine du son » , le GMVL ouvre ses studios.

 

Une semaine banalisée et l’occasion de se familiariser avec le matériel d’enregistrement studio, des comprendre les enjeux d’une prise de son. Et forcément, d’enregistrer des paroles, des textes dans une pièce insonorisée.

 

1h30 pour donner de la voix.

Et 1h30 pour comprendre comment l’on travaille le son pour lui même (composition sonore), pour le cinéma d’animation ou encore lié aux jeux vidéos.

 

 

15 classes. 15 séances de composition.
Et donc 15 images.
(en attendant quelques extraits sonores)