Musiques de Mongolie

Le nomadisme en Mongolie

Le nomadisme est un phénomène très prononcé en Mongolie, qui est même culturel. Les nomades représentent plus de 30% des familles mongoles soit près de 190 000 foyers.

Leur existence est basée sur l’élevage.

La vie traditionnelle mongole se base sur l’élevage de cinq types d’animaux :

  • le bétail (y compris les yaks)
  • les moutons
  • les chèvres
  • les chameaux
  • les chevaux.

Les produits obtenus de ces animaux satisfont presque tout les besoins premiers de la famille :

  • la viande de bœuf, de mouton et de chèvre complétée par une grande variété de produits laitiers, constitue le régime mongol
  • la laine de mouton, transformée en feutre est utilisée pour confectionner les vêtements
  • la literie et l’isolation pour les yourtes
  • les chevaux, Les chameaux et les yaks sont utilisés pour le transport
  • le crin et les des os animaux sont utilisés pour produire des instruments musicaux et des jouets pour les enfants.

L’apparition du mode de vie nomade est arrivée relativement tard dans l’histoire asiatique, bien après que les techniques agricoles aient fait leur apparition.

Ce mode de vie exige une bonne compréhension des cycles naturels et une sélection adéquate des pâturages pour combler les besoins de chaque type de troupeau.

Les migrations

Les déplacements des bergers Mongols ne sont pas conduits au hasard, mais en fonction de traditions précises. Ainsi, les familles nomades mongoles changent les animaux de pâturage à chacune des quatre saisons, nommées:

  • Uvuljuu (les pâturages d’hiver)
  • Khavarjaa (les pâturages de printemps)
  • Zuslan (les pâturages d’été)
  • Namarjaa (les pâturages d’automne).

Pendant l’hiver et le printemps, les troupeaux sont généralement gardés dans un endroit donné pour préserver leur force.

Durant l’été et l’automne, la famille déplacera ses troupeaux à plusieurs reprises pour rejoindre de plus grands pâturages. Permettant aux animaux d’engraisser plus facilement en broutant une végétation fraîche.

Pendant les mois les plus chauds de l’année, les éleveurs laissent derrière eux beaucoup de leurs possessions. Voyageant dans une yourte plus petite et plus légère avec le moins de meubles possible. Dans les régions arborées de la steppe, où les précipitations sont plus abondantes, les familles migrent entre six et huit fois par an, pour une distance moyenne de 15-20 kilomètres.

Dans les régions montagneuses et arides de la steppe

Dans les régions montagneuses et arides de la steppe ; les distances parcourues sont plus longues. Et les familles nomades peuvent migrer jusqu’à 150 Km de leur emplacement initial.
Les habitudes en terme de nomadisme dans le Gobi sont directement influencées par les conditions climatiques et l’emplacement des sources. Ainsi, la sécheresse ou les chutes de neige extrêmes peuvent forcer des familles à parcourir de grandes distances à la recherche d’eau et de pâturages suffisants.

Pour les pâturages d’hiver un enclos abrité est monté, et les animaux sont gardés à l’abris, isolé par un lit d’excréments animal séchés.

Au printemps, période où les animaux sont les plus faibles, la famille se rend dans des pâturages où les premières pousses naissent. Libre de rochers, marécages ou encore de parties glissantes qui pourraient fragiliser un peu plus les animaux.

Les déplacements les plus fréquents ont lieu durant les mois d’été, mois durant lesquels la famille amène ses troupeaux dans des secteurs ouverts à la végétation abondante. Dès l’automne, les animaux devant engraisser pour se préparer au rude hiver, ces derniers sont amenés dans des emplacements au calme – loin des routes ou des habitations – afin qu’ils broutent en paix.

Les migrations d’un pâturage à l’autre sont considérées comme des événements importants et donnent lieu à toute une cérémonie. Aussi, la famille nomade choisit un jour favorable à la migration. Et commence à emballer les objets domestiques dans l’attente du déménagement. La migration elle-même est subjuguée. Il est considéré comme étant extrêmement malchanceux qu’une dispute ou qu’une quelconque agitation intervienne lors de la migration ou lors de sa préparation.

 

A propos de … Clément

Laisser un commentaire