Au catalogue

Trans/Eurasie
Trans/Eurasie est une création franco/mongole, mêlant musique traditionnelle, écriture contemporaine et scénographie numérique.
Bernard Fort et Michaël Varlet, associés aux deux artistes Baasankhuu Chinbat et Bayarbaatar Davaasuren, de renommée internationale, présentent un concert associé à une création vidéo permettant une visualisation en temps réel, sur grand écran, de gestes instrumentaux, de transcriptions visuelles des chants diphoniques, le tout lié aux images de la Mongolie telle que la vivent les nomades et les habitants de la capitale. Véritable projet de formation de l’écoute et du regard, Trans/Eurasie invite les spectateurs à prendre part au voyage en Mongolie, à travers les traditions du pays, mélangé aux arts contemporains et au numérique. Les musiques vocales proposées prennent source dans le répertoire ancestral mais aussi dans les relevés d’explorateurs datant du tout début du 20e siècle, et côtoient les techniques électroacoustiques et les arts numériques.
L’auditoire parcourt ainsi les paysages de Mongolie aussi bien par l’écoute que par la vue, et découvre en direct la composition, la présentation de paysages sonores, la spatialisation du son et le traitement des instruments.
L’absence de narration (pas de comédien ni sur scène ni enregistré), plonge les spectateurs dans une véritable situation de concert, où les pratiques instrumentales et vocales fondées sur des traditions d’une immense valeur s’harmonisent parfaitement avec les techniques des arts numériques, grâce à une scénographie numérique pointue.

Distribution :
Bernard Fort : directeur artistique du GMVL, composition musicale et conception
Michaël Varlet : scénographe numérique
Baasankhuu Chinbat : instrumentiste, musicologue,
Bayarbaatar Davaasuren : musicien et chorégraphe au théâtre des arts traditionnels d’Oulan-Bator
DOSSIER DE PRÉSENTATION

L’Ouïe à la bouche
[Performance]
L’Ouïe à la bouche est un concept original basé sur la musique électroacoustique et la préparation culinaire.
Sur scène sont présents deux musiciens et un chef cuisinier. L’interaction se fait à trois ; les instruments suivent le rythme des ustensiles, tandis que couteaux et bols s’alignent sur le timbre des synthétiseurs.
Il s’agit d’une performance live structurée dans le temps et à l’intérieur de laquelle, les musiciens et le chef coordonnent leurs gestes de façon à mener un propos cohérent, qui n’exclut pas une part d’improvisation.
Aucun élément sonore n’est préalablement enregistré. Les sons sont créés et samplés au fur et à mesure de la pièce pour être ensuite diffusés à divers endroits de la salle. L’auditeur se trouve ainsi dans une écoute spatialisée et immersive.
Initié en Septembre 2016, L’Ouïe à la bouche a vocation à faire partager au public une performance musicale où les sens de l’odorat et du goût sont également sollicités.

Avec :
Anthony CLERC – Composition, Synthèses, Percussions
Samson FOURATIER – Composition, Saxophones, Basse, Percussions
Alexis GEOFFRAY – Chef cuisiner, Percussions

Sliding Words {fonetic}

[Concert électro & acoustique]
Composé de deux bulles, l’une à dominante électro et l’autre à dominante acoustique, dévoilant au gré d’enregistrements en direct un live-looping poétique. Entre Portishead et Cocorosie »
« Nous proposons une diffusion rare au casque audio et en diffusion 3D, permettant d’accéder à une immersion du public dans le spectacle et ainsi offrir la possibilité d’une plus grande intensité musicale. Nous souhaitions sortir du concert traditionnel sur Haut-Parleur où la diffusion du son est réduite nécessairement à sa plus simple expression Mono et invite à produire pour des raisons pratiques et techniques des musiques plus corporelles que cérébrale… Il est important à nos yeux que notre musique douce et sophistiquée trouve aussi sa place et donc qu’un dispositif adapté existe pour la valoriser …. Mais le spectacle au casque audio ce n’est pas nouveau ! Par exemple dans les toutes premières diffusions cinématographiques le son était envoyé dans des casques audio pour le public. Ce n’est que plus tard pour des raisons économiques que le casque laissa la place au Haut-Parleur. Nous faisons avec Sliding Words le choix d’un dispositif technique plus qualitatif que quantitatif….surtout avec aujourd’hui l’arrivée de la 3D Audio…  » Sliding Words

Distribution :
Maÿwen : Chant, Piano, Guitare, Basse, Sansula, Harpe, Carillon, iPad, Bol et autres objets sonores
Kapiand : Sampler, Laptop, Guitare, Basse, Ukulele, Chant, Slam…
Nicolas Garnier : vidéographisme (www.comoda.fr)
TEASER DU CONCERT

Der Golem
[Ciné-concert] Film fantastique de 1920, réalisé par Paul Wegener et Carl Boese.
55 minutes

>Synopsis
Dans le Prague du XVIe siècle, le Rabbi Loew voit dans les étoiles l’annonce d’un grand danger pour les Juifs. Il fabrique alors pour protéger son peuple un colosse d’argile, le Golem. Utilisant la magie, il lui donne vie dans l’espoir d’en faire son esclave et d’accomplir sa mission. Mais le sortilège est risqué et la créature peut devenir incontrôlable à tout instant.

>Performance
Pour cette performance, Merovee réadapte ce classique du cinéma expressionniste allemand. Il propose une création originale, par un nouveau montage et une colorisation. Au service du récit, il improvise une bande sonore électronique expérimentale. Il utilise compositions personnelles et remixes pour mettre en valeur cette histoire profondément humaine. Figure double de l’espoir et de la monstruosité, le Golem résonne toujours dans notre société actuelle, des super-héros aux nouvelles intelligences artificielles.

>Biographie
Alexis Nemtchenko est Merovee, compositeur de musiques électroniques basé à Lyon. Son travail place l’auditeur dans des paysages sonores expérimentaux aux textures inhabituelles. Passionné de field-recording, il enregistre la poésie d’ambiances exotiques comme quotidiennes, rurales ou urbaines. Il les travaille ensuite avec ses synthétiseurs et distorsions favorites, mêlant instruments traditionnels et documents d’archive. Ses compositions invitent à prendre conscience de notre environnement sonore, issu de l’activité humaine et animale, de sa préservation et de notre impacte sur celui-ci.

Lumière des ténèbres
Marc Favre
[Spectacle]
Ce spectacle est né de la rencontre entre le compositeur Marc Favre et le plasticien Pierre Gallais pour lequel il a composé la musique de 3 installations, dont la plus récente est un « Lux Aeterna » pour 2 sopranos et électronique. Ce projet a donné l’occasion à Marc Favre de travailler sur des matériaux et des thèmes qu’il n’avait encore pas explorés, comme le domaine religieux. A la suite de l’expérience du « Lux Aeterna », le compositeur a réalisé une œuvre qui est l’antithèse de la précédente : « Les leçons de Ténèbres », également à 2 voix accompagnées d’instruments baroques, dans une lumière inversée, d’où filtrent des rayons coupant l’opacité.
Le thème original des « Leçons des ténèbres » datant du XVIIème est fondé sur le texte des lamentations de Jérémie. Il illustre la destruction du temple de Jérusalem par les chaldéens et les souffrances de Jésus pendant  les 3 jours de l’office des ténèbres, les jours les plus sombres de la semaine sainte au temps de Pâques.
Marc Favre n’est pas un croyant au sens classique du terme, mais est sensible à toutes les mystiques, surtout dans les œuvres artistiques de diverses époques et de divers continents. Il y ajoute cependant une notion d’humanisme qui le rapproche de certains penseurs qui ont lié leur foi à l’expérience humaine.
C’est ainsi que le compositeur a ajouté des textes parlés, mixés avec les sons, annonçant chaque séquence.  Ces textes poétiques ont été écrits par Théodore Monod pendant ses voyages dans les déserts et les jungles et sont consignés dans son ouvrage : « Et si l’aventure humaine devait échouer ». Cette oeuvre est composée pour 2 voix, un luth, des flûtes à bec, une basse de viole et un dispositif électronique. La particularité de cette œuvre est la citation d’éléments de la 3ème leçon des ténèbres de Couperin imbriqués dans l’écriture personnelle de Marc Favre et qui y puise sa source d’inspiration.
Chaque séquence est fondée sur un bourdon linéaire ou rythmique, ornementé de motifs volatiles, créant ainsi une part d’ombre et de lumière. Le matériau sonore est composé en majorité de sons électroniques sous forme de nappes tissées et de sons d’objets et instrumentaux manipulés numériquement. Ces séquences, à tendance plutôt abstraites, sont tout de même chargées d’émotion et de ferveur mystique.
Au début du concert, les  sources lumineuses de Pierre Gallais sont allumées et s’éteignent une à une pendant l’exécution. Une lumière supplémentaire s’illumine en final pour rejoindre le tabernacle, symbole de la permanence de l’esprit saint.

Distribution :
Elizabeth Grard : voix soprano
Caroline Gesret : voix soprano
Xavier Janot : flûtes à bec et traverso
Jean Duchamp : luth
Agnès Boissonnot-Guilbault : basse de viole.
Pierre Gallais : plasticien
Marc Favre : compositeur et interprète acousmatique
Didier Vidal : récitant

L’aube perpétuelle
[Concert / Installation sonore]
Depuis que le monde est monde, le soleil se lève toujours quelque part, accompagné de l’immense clameur des oiseaux pour le saluer. Avec le cinquième jour a débuté ce concert ininterrompu qui, depuis, tourne imperturbablement autour de la terre, indifférent au temps, aux siècles qui passent et que comptent les hommes.
Dans un parc de la ville, dans un quartier historique ou dans une forêt proche, les auditeurs sont conviés à parcourir le monde par le biais des chants d’oiseaux de cinq continents différents, et à partager cette énergie sonore, ayant pour seule vocation de saluer le jour. Ne pas se soucier des distances, des fuseaux horaires, et ainsi voyager accompagnés par les oiseaux chantant à l’unisson leurs merveilleuses mélodies. Ce concert, mis en forme par Bernard Fort, et réalisé à partir d’enregistrements édités chez Frémeaux, principalement de J.C Roché et Bernard Fort, conduit l’auditoire dans ce tour du monde sonore inédit.
Les chants inouïs des oiseaux sont entendus, mais ils ne sont pas seuls : batraciens, fauves et bien d’autres sont aux commandes de ce concert, et mèneront les auditeurs en Chine, au Népal, en Australie, en Papouasie, au Venezuela, Maroc, et bien sûr en France.
Ce parcours enchanteur et ces heures d’escapade sonores constituent une véritable louange à l’aube, à la lumière et à la vie, faisant oublier au public la notion de temps qui passe.
La découverte du dispositif de diffusion sonore donne lieu à des échanges avec les artistes après les représentations, permettant ainsi de débattre sur les questions techniques et les motivations qui conduisent à ce type de réalisation.

Compositeurs : JC Roché, Bernard Fort
DOSSIER DE PRÉSENTATION

Safari dans le noir
[Concert / Installation sonore]
Ce safari « acousmatique » particulier s’écoute dans le noir. Entre écoute musicale et naturaliste, l’auditoire parcourt un immense paysage sonore nocturne, à la recherche des sons, de la musique et de la poésie. Dans un parc, un jardin, et surtout à la tombée de la nuit, ce concert propose aux auditeurs une découverte de sons singuliers, musicaux, enregistrés de nuit et choisis pour leurs particularités musicales. Ainsi, prennent part à ce safari nocturne les insectes et leurs stridulations rapides ou lentes ; les batraciens, seuls ou en groupes ; les oiseaux, mais aussi des mammifères.
Les dispositifs d’écoute fonctionnent simultanément, mais se mêlent et s’assemblent afin de former une grande symphonie nocturne, permettant aux auditeurs de plonger dans un paysage naturel et composé d’écoute abstraite et figurative.
Le concert se déroule le soir, à la tombée de la nuit, ou dans une totale obscurité. Le public se munit d’une lampe de poche afin de profiter aux mieux du safari et ainsi entrer dans une dimension ludique et mystérieuse. L’auditoire se fie à son écoute pour identifier et localiser les sources sonores, mais peut aussi chercher à identifier de plus près ce qu’il entend. Suffisamment proche de la source sonore, se dévoile alors un panneau indiquant le nom et l’espèce en français et latin, le lieu et la date de l’enregistrement, ainsi qu’un petit texte poétique ou humoristique concernant la situation. Ce texte renvoie à l’espèce entendue, au lieu de la prise de son, ou encore aux conditions particulières rencontrées lors de l’enregistrement.
Ce safari sonore permet une découverte d’un immense paysage sonore nocturne, musical, et poétique.

Compositeur : Bernard Fort
DOSSIER DE PRÉSENTATION

La galerie de portraits
[Exposition sonore]
Bernard Fort a imaginé et conceptualisé un parcours sonore à travers les chants d’oiseaux, allant du son de la nature au musical et du naturel au culturel. Grâce à ce cheminement sonore, l’auditoire est convié à prendre part à l’apprentissage de l’écoute des sons de la nature, et de prendre conscience des environnements sonores. Apprendre à identifier les espèces souvent familières par le chant, et refaire le parcours qui, du chant de l’oiseau, conduit à la musique. Le parcours sonore permettra aux auditeurs de comprendre quelques fonctionnements fondamentaux de l’écoute chez l’homme comme chez l’animal, et d’entrer dans une compréhension du phénomène sonore par de nombreux exemples et une mise en pratique ludique (enregistrement, ralentissement du son, examen de sonagrammes, écoute d’œuvre du répertoire classique inspiré du chant d’oiseau).
Afin d’accompagner au mieux ce sentier sonore et de permettre à tous de connaître d’au plus près les oiseaux, chaque portrait est accompagné d’une affiche avec le portrait visuel de l’oiseau, des renseignements ornithologiques sur l’espèce, un petit sonagramme, ainsi qu’une brève analyse du chant.
Un haut-parleur est installé afin d’écouter de plus près le portrait sonore de chaque oiseau : de loin, l’ambiance sonore est celle d’un « concert d’oiseaux », mais en s’approchant, l’auditeur entre dans l’écoute détaillée du portrait, découvrant en même temps l’identité de l’oiseau, et le sens plus profond. Un ordinateur, placé à l’accueil, permet au public curieux et désireux d’en savoir plus, de faire l’expérience de l’écoute ralentie de certains chants. La liste des portraits sonores est principalement composée de passereaux, remarquables chanteurs, volontairement choisis parmi les plus fréquents dans nos régions. Ces espèces représentent également des paysages variés, tels que les forêts, campagnes, zones humides, paysages urbains ou encore les paysages méditerranéens.

Compositeur : Bernard Fort
DOSSIER DE PRÉSENTATION

Contes de la terre du ciel bleu
[Concert]
La nouvelle création « Contes de la terre du ciel bleu » prolonge et développe la collaboration artistique entre Bernard Fort et Bayarbaatar Davaasuren. La culture mongole est ici mise en lumière à travers une tradition orale encore très présente en Mongolie : le conte. Le concert spectacle « Contes de la terre du ciel bleu » est mis en musique par deux instrumentistes mongols de renommée internationale que sont Bayarbaatar Davaasuren et Chinbat Baasankhuu, interprétant sur scène une musique traditionnelle enrichie de paysages sonores. Récits de voyages, de l’explorateur Henri de Bouillane de Lacoste, musique traditionnelle mongole, chant diphonique et paysages sonores, sont autant d’associations qui donnent aux « Contes de la terre du ciel bleu » un parfum de dépaysement total.
Les animaux occupent une place de choix dans les « Contes de la terre du ciel bleu » et sont en somme les principaux protagonistes du récit, véritables représentants de la faune de la Mongolie.
Accompagnant ces animaux à travers leurs périples, les instrumentistes commentent l’histoire des contes au gré de leurs inspirations. Les contes sont enregistrés par la comédienne Anne-Sophie Ortiz-Balin, et diffusés au moyen de haut-parleurs. Durant l’écoute des contes musicaux, la scène est plongée dans une quasi obscurité, renforçant le développement imaginaire des auditeurs. L’ensemble est accompagné par une création sonore composée en studio à partir de prises de sons réalisées en Mongolie par Bernard Fort.
Ainsi, les chants des oiseaux et les sons de la nature viennent ponctuer l’harmonie existante entre les contes et la musique traditionnelle mongole.

Compositeurs : Bernard Fort, Bayarbaatar Davaasuren, Chinbat Baasankhuu
DOSSIER DE PRÉSENTATION

Le discours sur rien
[Concert]
Ecrit en 1959, le Discours sur rien doit être considéré comme une véritable pièce musicale. Cependant sa forme approche de près les techniques d’écriture de la poésie sonore, et peut être révélé sous la forme d’une conférence aux accents humoristiques.
Le texte est composé à la manière des pièces musicales du compositeur, avec des contraintes métriques et un débit de lecture précis. La structure s’appuie sur le modèle des Sonates et Interludes ou des Trois Danses, composées peu avant par John Cage. Il y traite de la parole comme un pur matériau sonore : tandis qu’elle attire l’attention sur la présence du son produit, il effectue un retour réflexif sur le développement de ses énoncés. John Cage informe son auditoire qu’il n’a rien à dire et que ce « rien » est l’objet de son discours. A l’écoute de la musique produite par ce discours se substitue alors l’écoute de son discours sur rien. Par la répétition lancinante des phrases, le public parvient progressivement à un niveau d’écoute où rien ne se dit en dehors du fait de dire les choses, et d’écouter de la musique.
Cette causerie de John Cage vise en partie à produire un effet à la fois intellectuel et physique. Il ne propose à son public ni un divertissement intellectuel, ni un divertissement émotionnel, mais une prise de contact existentielle avec les matériaux sonores et la temporalité même de sa causerie.
D’une durée de 40 min, la pièce fournit une riche matière permettant d’entrer pleinement dans l’univers de John Cage. Après cette conférence performance, Bernard Fort, qui a côtoyé John Cage et a joué plusieurs de ses œuvres, propose un moment d’échange avec le public et pourra ainsi parler de l’artiste et de l’homme de manière inédite, à travers anecdotes, retours sur son œuvre, sa vie, sa personnalité.

Compositeur : John Cage
DOSSIER DE PRÉSENTATION

Récital de musiques mongoles
[Concert]
Après plusieurs années d’échange avec la Mongolie, le GMVL vous invite à découvrir un récital de musique mongole interprété par les artistes de renommée internationale, Chinbat Baasankhuu et Bayarbaatar Davaasuren. Seuls ou à deux sur scène, les artistes vous feront partir à la découverte de la musique traditionnelle de différentes régions de la Mongolie, à travers le Khöömei (le chant diphonique mongol) et les instruments traditionnels tels que le Morin-Khuur, le Tovshuur, la Guimbarde et le Yatga. Accompagné d’un spectacle de danse interprété par Bayarbaatar Davaasuren, ce récital est une véritable plongée dans le patrimoine immatériel mongol.
Chinbat Baasankhuu a étudié au collège de musique et de danse à Oulan-Bator, puis a poursuivi ses études à l’Université Nationale de Culture et d’Art entre 1994 et 1998. Après ses études supérieures, elle est nommée professeur de yagta dans le Département de Musiques Traditionnelle de l’Université Nationale de Culture et d’Art jusqu’en 2010. Au cours de ses études, Chinbat Baasankhuu remporte de nombreux prix dans diverses compétitions organisées parmi les établissements de musique. Enfin, elle se perfectionne à l’Institut de Musique de Shanghai. Elle s’est produite en Chine, Mongolie intérieure, Japon, en Inde, en Corée, et en France.
Bayarbaatar Davaasuren a commencé sa carrière de danse en 1983, et a suivi des cours de chorégraphie de 1994 à 1999 à l’Université Nationale des Arts et de la Culture, et enseigne la danse et la chorégraphie à l’Université des Arts et de la Culture de la capitale mongole. Avec l’Ensemble Altai, Bayarbaatar a mis en scène, et dansé de nombreux spectacles, en se fondant sur ses recherches sur la danse des peuples mongoles de l’Ouest. Dans le même temps, il a appris à jouer de nombreux instruments traditionnels mongols et étudié le chant diphonique. Depuis 2000 il collabore avec les artistes français pour mettre en valeur et révéler la danse et l’art traditionnel mongols.

Artistes : Chinbat Baasankhuu, Bayarbaatar Davaasuren
DOSSIER DE PRÉSENTATION

L’écoute à perte de vue
[Exposition sonore]
Sous la forme d’une exposition, les visiteurs sont invités à suivre et découvrir le périple du son, de sa naissance jusqu’à cet instant où il devient, dans notre écoute, un élément de langage musical.
De la main à l’oreille, chacun expérimente les gestes qui font le son, les outils qui le traitent et l’enregistrent, l’oreille qui perçoit, analyse, apprécie, et qui surtout mérite d’être protégée. L’oreille et son fonctionnement se placent au centre de l’exposition : chaque station, chaque expérimentation, chaque écoute prend son appui sur une volonté d’expliquer à la fois la physiologie de l’oreille et nos différents comportements d’écoute. Qu’il s’agisse de simples tuyaux, du stéthoscope ou encore d’un vieux gramophone, tout converge vers l’oreille et les nombreux principes physiques et psychologiques qu’elle met en œuvre.
Le son, invisible, rapide, échappe souvent à toute explication du fait de son apparente immatérialité, mais les visiteurs sont conviés à entrer dans le phénomène sonore, de le comprendre, de l’appréhender par de multiples entrées. Une attention particulière est portée sur les éléments permettant une visualisation des phénomènes, ainsi qu’à la nécessité de « manipuler » pour comprendre. L’exposition accorde également une large place au fonctionnement de l’oreille en tant qu’organe de perception.
Enfin, puisque rien ne se fait durablement sans appel à l’imaginaire et à la poésie, trois pièces poétiques écrites par Patrick Ravella et mises en musiques par Bernard Fort, faisant référence au son, peuvent être entendues sur des écouteurs, en toute intimité, pour ainsi apprécier l’harmonie du son et de l’univers poétique.

Compositeur : Bernard Fort
DOSSIER DE PRÉSENTATION

Les voix du poète
[Concert de poésie sonore]
Le son nous a imposé, depuis toujours, son caractère impalpable, fugitif, fragile. La voix, elle, fixée sur un support mémoire après des siècles d’écriture, peut retrouver les chemins d’une certaine oralité. Ce support, disque ou rouleau, disquette ou bande magnétique, se présente à nous comme un « passeur de mémoire ».
Les « musiciens du GMVL » proposent aux auditeurs une exposition de textes pour l’oreille, avec des écritures acousmatiques, des poésies sonores, qui donnent du sens au son et du son au sens. Une sélection de poèmes dits par leurs auteurs à travers l’Acoustilight, dispositif permettant une écoute intimiste au moyen de casques audio, se présente comme un support idéal pour cette exposition à la fois sonore et silencieuse. « La Voix des Aînés » permet d’entendre les mots de 8 poètes et écrivains (Emile Verhaeren, Aimé Césaire, Guillaume Apollinaire, Boris Vian…) dont nous possédons l’empreinte de la voix au travers d’enregistrements. Une “anthologie” de la Création Rhône-Alpine actuelle permet d’entendre des textes sonores issus du large répertoire des pièces écrites dans les studios du GMVL (Jean-Pierre Bobillot, Patrick Dubost, Chantal Neveu, Patrick Ravella, Cosima Weiter…). Une façon intime de découvrir les poètes et leurs voix, accompagnés par des sons qui habillent habilement leur univers poétique.
L’Acoustilight se présente sous la forme de huit bornes noires, à l’allure particulièrement soignée, chacune équipée d’un casque audio, et présentant sur les côtés 4 fenêtres permettant la représentation de documents visuels. Sur chacune des huit stations, l’auditeur a la possibilité d’écouter un programme court, dans des conditions d’isolement acoustique, en intimité avec la voix du poète.

Compositeur : Bernard Fort
Auteur : Patrick Ravella
DOSSIER DE PRÉSENTATION